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 She Could be You - Oneshot

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Ren

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MessageSujet: She Could be You - Oneshot   Jeu 26 Oct - 12:13

Ce One Shot est une fanfiction basé sur l’univers d’Harry Potter, mon premier écrit.

J’écoutais la musique “She could be you” de Shawn Hlookoff et je me suis laissée bercée par les notes tout en écrivant cet OS.
De fait, les début de paragraphe en italique sont les paroles de la chanson.
Je vous incite à l’écouter, peut-être serez-vous transporté comme je l’ai été par la mélodie.


She Could be You


Je suis hanté par cette photo, même quand je ne l’ai pas sous les yeux. Assis sur mon lit, je ne cesse de me laisser aller, seul dans ce dortoir sombre. Moi, Drago Malefoy, fils d’une digne famille de sang pur, fier serpentard, le crâne bourré d’idéologies infâmes, je n’ai pas pu résister à la tentation. Quelle tentation, me demandez-vous ?  En sortant d’une salle de classe,  j’allais à nouveau rabaisser le trio de gryffondor, lorsqu’un papier est tombé du sac de Granger.

Et je ne sais pourquoi, au lieu de passer mon chemin pour rattraper les gryffondor, je me suis simplement arrêté et j’ai ramassé ce papier. Le visage songeur, j’ai vérifié que le couloir était désert avant de le retourner dans un lent mouvement. Mes yeux se sont plissés, dévisageant les visages souriant qui me faisaient face. Ce n’était pas un simple papier mais bien une photographie. Du moins je l’imaginais, puisque ça y ressemblait, à la différence que les personnes ne bougeaient pas d’un pouce.

Tout le temps quand je la regarde, je me dis que j’aurais dû chiffonner cette photo et la jeter dans la poubelle la plus proche, voir la brûler simplement dans le feu de notre salle commune. J’aurais même pu m’en servir contre elle, cette satanée gryffondor, et la faire chanter ou simplement l’embêter une fois de plus. Un rien peut me servir contre elle et pourtant... Cette photo est tout simplement dans le tiroir de ma table de chevet, près de mon lit.

J’ai un frisson dans le dos, lorsque je me remémore ses visages, mais surtout le sien. Je ne sais pourquoi. A croire que je n’avais jamais réellement fais attention à la personne que j’avais face à moi. Tout ça pour passer mon temps à la rabaisser et ne pas voir son physique en détail ou même sa personnalité. Mais je n’y pouvais rien, mon éducation était belle et bien là et personne ne pourrait rien y changer. D’un geste, je sors cette photo du tiroir, la tenant entre mes mains.

Tu as un si beau visage, et je pensais pourtant le contraire depuis toutes ces années. Du bout des doigts, j’effleure tes lèvres roses, fines, qui ne doivent attendre que le baiser d’un prince charmant. Remontant légèrement, j’arrive à ton nez, petit et droit. Doucement, d’un geste lent, mon index parcoure ta joue droite qui est légèrement rosie, sans doute à cause du vent mais la photo ne bouge pas, je ne peux pas vraiment le savoir. Peut être est-ce dû à autre chose ? Tout autour de toi est lumineux, ce n’est donc pas l’hiver… Et tes yeux reflètent les rayons de soleil.

Je sais que ses yeux me font remonter dans le temps, car lorsque je les croise, immobiles malgré l’étincelle de malice qui semble bouger à chaque instant au fond de tes yeux, je me revois dans le train lors de notre première année. Me trainant seul dans le couloir, je recherchais ces deux idiots de Crabbe et Goyle, en essayant d’éviter au maximum Pansy Parkinson. Ce fut toi la première personne qui m’interpella, pour une chose tout à fait sans intérêt. Mais ça semblait te tenir à cœur. Je ne sais pas pourquoi, tu recherchais un crapaud qui n’était pas à toi. Je me fichais de ce que tu disais à cet instant, j’allais te remballer comme je le fais à présent, mais je n’ai pas pu en croisant tes yeux noisette.

Elle pourrait être toi, cette petite fille sur la photo. D’ailleurs, j’en suis presque certain, c’est une photo de toi lorsque tu es avec ta mère. Tu lui ressembles comme deux gouttes d’eau. Vous avez les mêmes traits, à tel point que ça pourrait en être déroutant, mais ça ne semble pas si anormal que ça si l’on me regarde à côté de mon père. Je n’ai aucun trait de ma mère, tout d’un Malefoy comme dit mon père et il en est fier. Bref… Il m’a suffit d’un coup d’œil pour deviner que c’était toi sur cette photographie. Tu dois avoir une dizaine d’année en moins, pas plus.

Je ne sais même pas, je ne sais même pas pourquoi je conserve toujours cette photo alors que ça fait plus de deux semaines que tu l’as laissée glisser de ton sac, sans le savoir. Aujourd’hui, entre mes doigts, elle est toujours aussi intacte qu’à cet instant où je l’ai ramassée dans ce couloir. Pas une seule fois je ne l’ai pliée, chiffonnée ou encore déchirée. Mon idée de la jeter au feu ne m’est pas revenue une seule fois, depuis la minute où je suis entré dans mon dortoir. Rien de tout ça et je ne sais même pas pourquoi.

Elle pourrait être toi, cette fillette souriante, qui ne connait pas encore le monde de la magie, qui est dans son monde bien à elle, où je n’aurais jamais pu la croiser. Cependant il en est tout autre… Tu es là, dans ce château avec moi, essayant de te pourrir la vie au maximum en ayant les idées de mon père encrées au fond de mon âme. J’aimerais revenir à cette époque, au même âge que la jeune fille sur cette photo. Être insouciant et ne pas devoir supporter la tyrannie de mon père. Même si je devais cacher mes émotions, j’étais bien content de voir ma mère me sourire ou me prendre dans ses bras.

Mais c'était il y a longtemps, et le temps n’a cessé d’avancer. Aujourd’hui, nous avons 17 ans chacun, et non l’âge de la fillette toute souriante sur ce bout de papier. Je regrette ce temps là, parce qu’à présent, je me retrouve fiancé à une fille que je ne connais pas, qui aurait certes, de l’ambition et un charisme impressionnant. De toute évidence, une fille de sang pur et héritière d’une grande famille, elle aussi. Soupirant, je pose mes yeux dans les tiens. Tu as toujours les mêmes yeux noisette…

Elle pourrait être toi, cette fille que je dois épouser dans quelques mois. Absurde, je sais. Pourtant, tu as beaucoup d’ambition et à te voir guider les autres, tu en as du charisme. Je ne sais rien de toi, c’est vrai, et j’avoue que je te détestais depuis que tu es entrée à Gryffondor, mais plus encore lorsque tu t’es liée d’amitié avec Potter. On se déteste mutuellement, il n’y a aucun doute la dessus, mais depuis que j’ai ramassé cette photographie, je ne cesse de me dire… que j’ai fais pas mal d’erreurs à ton égard…

J'aimerais pouvoir te raconter, ce que je ressens en cet instant, mes doutes, mes craintes et tout ce qui va avec. Mon regard fixé dans le tien, je ne peux m’empêcher de te trouver mignonne et pourtant tu n’as même pas dix ans. Mais mon cœur bat plus vite lorsque je vois ce visage souriant, les yeux rempli de malice et ces cheveux broussailleux sur ta tête. Un petit rire s’échappe de mes lèvres lorsque je vois ce que tu es devenue aujourd’hui.

Ce dont tu n'es pas au courant, c’est que tu es devenue une fille très jolie, malgré ta robe de sorcière qui cache beaucoup trop ton corps. Lors des weekends, je m’aperçois aujourd’hui que tu es vraiment ravissante dans tes habits moldus. Je devrais me donner des baffes pour tout ce que je pense en cet instant, mais je ne peux m’en empêcher. Quand je pense à mon père, je me dis que c’est très mal ce que je suis en train de faire, et surtout de savoir que des changements en moi se font sans mon accord. Peut-on me reprocher quelque chose dont je ne suis pas coupable ?

Je rêve de ce jour, où au détour d’un couloir, on se rencontrera par hasard sans notre bande derrière nous. Toi, moi, et les tableaux décorant le couloir pour témoins de la scène. Ce jour où je te dirais ce qu’il me passera vraiment par la tête et non ces choses inculquée par mon père, qui devront sortir par automatisme. Les seuls mots qui sortiront de ma bouche, seront mes pensées depuis que j’ai ramassé cette photo. Peut-être obtiendrais-je un sourire de ta part ?

Mais cela est impossible, je le sais, comme tout le monde d’ailleurs. Comment pourrais-je simplement t’aborder sans me prendre un regard haineux ? Jamais je n’aurais le temps de te dire tout ce qui se passe en moi. Tu serais déjà loin, à l’autre bout de ce couloir désert, ne t’attendant à aucune parole sympathique de ma part. Je le sais, tu aurais tout à fait raison de réagir de la sorte. Ces deux semaines passées, je ne t’ai pas adressé la parole une seule fois.

Dans un autre monde, on aurait pu se connaitre et sans doute s’apprécier. Tu n’aurais pas été une fille de moldus et je n’aurais pas été un héritier d’une grande famille au sang pur. On se serait croisé dans le train, comme la première fois et au lieu de te planter bêtement parce que tu m’aurais parlé d’un crapaud, je t’aurais aidé à le chercher. On aurait pu devenir amis par la suite. Ce que je peux être naïf par certains moments…

Je serais à toi cette nuit, dans mes rêves je t’appartiendrais si tu le désires. Bien sûr, cette pensée ne peut être que futile. Pourquoi tu me désirerais ? Je t’ai toujours insultée, rabaissée, humiliée, haïe… comment pourrais-tu ressentir le désir de m’avoir dans tes rêves ? Au moins dans mes rêves, je peux te faire apparaitre et profiter de tes sourires. Peut-être que tu ne me repousseras pas cette nuit, peut-être que tu me prendras simplement dans tes bras, comme ma mère le faisait lorsque j’étais plus jeune.

Mais je peux me libérer de cette vie, je peux y arriver si je le désire vraiment. Mais en tentant cette idée, je risque de perdre tout… et ne rien gagner. Comment pourrais-je tout laisser tomber, pour une fille qui ne m’aimera jamais ? Tout en moi change et mes pensées se bousculent dans ma tête. Je ne sais pas ce qui me prend, ça me fait peur. Habituellement, je contrôle toujours la situation et en ce moment tout m’échappe. Mais tout a changé depuis le jour où cette photo est tombée de ton sac. J’aimerais pouvoir me confier…

Elle pourrait être toi, cette fille qui m’écouterait parler, qui m’aiderait à régler mes problèmes. Cette fille qui me lancerait un sourire pour me donner un peu de baume au cœur, qui me changerait les idées et qui m’aiderait à prendre les bonnes décisions. Je le sais, je le sens… Qui d’autres que toi pourrait me remettre sur le bon chemin ? Mais je ne veux pas risquer de perdre tout pour quelque chose que je n’aurais jamais. Je ne suis pas un courageux gryffondor, je ne suis qu’un serpentard lâche… Prendre des risques n’a jamais été mon point fort, au contraire.

Je ne sais même pas, ce que diraient mes amis. Sont-ils de vrais amis d’abord ? Je ne sais pas non plus. Comment pourrais-je le deviner? M’aideraient-ils si je leur parlais de ce souci qui me hante depuis deux semaines ? Comment pourrais-je deviner leurs réactions ? Je ne sais même pas ce qu’il se passe dans leurs têtes depuis que Voldemort est revenu au pouvoir. Pansy me ferait une crise de jalousie, sans aucun doute, alors qu’elle sait depuis toujours que jamais je ne pourrais ressentir quelque chose pour elle. Dans l’espoir que mes sentiments changent, elle s’accroche à mon bras chaque jour…

Elle pourrait être toi, cette fille qui s’accroche à mon bras, me regardant avec un peu d’amour au fond des yeux. Toi au moins, tu te tiendrais correctement à mes côtés, au lieu d’agir bêtement comme une groupie. Toi, tu me connaitrais au plus profond de mon cœur et tu serais présente à chaque instant où tu jugeras que c’est important pour nous deux. J’aimerais bien revoir ce regard que tu m’as adressé la première fois, un regard soulagé, heureux de trouver quelqu’un qui pourrait t’aider…

Mais c'était il y a longtemps, aujourd’hui tout a changé. Rien ne sera jamais plus comme avant. Nous avons un passé bien trop lourd, chacun de notre côté, et tellement de différence entre nous. Si tu savais comme j’aimerais remonter le temps pour être un autre. Être une personne que tu aurais appréciée dès les premières paroles échangées, une personne avec qui la complicité se serait installée dès le premier regard. Malheureusement, remonter le temps est tout simplement impossible. Qui pourrait le faire si ce n’est Merlin ?

Elle pourrait être toi, cette fée qui remonterait le temps pour nous laisser une seconde chance. Tout le monde à droit à une deuxième chance, alors pourquoi pas nous ? Pourquoi pas moi ? J’aimerais faire mes preuves auprès de toi, te montrer comme je peux être totalement différent d’aujourd’hui. Encore et encore, depuis ce jour, je ne cesse de remuer ces pensées. Quelques fois, je me sens joyeux en voyant ton regard, et d’autres, je me sens tellement triste et vide… Pourquoi ?

Je vois tout le temps, ce voile de tristesse au fond de tes yeux lorsque je te croise. Je sais que tu as mal, que tu es blessée par mes paroles ou mes gestes, parfois les deux en même temps. Je ne t’ai jamais frappée, c’est vrai, même si toi tu ne t’es pas gênée en troisième année pour le faire. Cependant, je sais que le mal physique n’est rien, comparé à la souffrance que peuvent t’infliger mes mots. Si tu savais combien je m’en veux aujourd’hui, mais jamais tu ne me croiras, tout simplement parce que je ne suis qu’un vil serpentard qui n’aura sans doute jamais de deuxième chance.

Je sais que c'est vrai, tout le monde affirme que les élèves sortant de serpentard finissent toujours mal et d’un côté je les comprends. Il me suffit de regarder qui est Voldemort, de regarder ma famille qui est toute passée par serpentard, finissant tatoué par une tête de mort avec un serpent sortant de la bouche. Mes préjugés sont infondés, alors que ceux des autres vis-à-vis des serpentard sont tout à fait corrects. Est-ce que ça veut dire que moi aussi, je finirais comme mon père ?

Une photo ne ment jamais, c’est ce qu’on dit toujours. Mais pourquoi trouverais-je une réponse à ma question sur une photo qui n’a aucun rapport avec moi ? Simplement parce que tu es représenté dessus ? Non, je ne pense pas. Ça doit être plus fort que ça et je ne peux pas encore le comprendre. Je sais qu’un jour je finirais par comprendre ma destinée. Je range la photo dans le tiroir, faisant attention de ne pas la mettre en évidence, au cas où, bien que personne ne s’aventurerait à fouiller  dans mes affaires. Sortant du dortoir puis de la salle commune, je traine dans les couloirs sans but précis.

Elle pourrait être toi, cette fille qui me sourit, espérant que je lui rende ce qu’elle m’envoie. Mais ce n’est qu’une fille de poufsouffle qui n’a aucun intérêt à mes yeux. A quoi bon s’aventurer auprès des filles, si je ne peux m’enlever ton visage de mon esprit ? Aucune ne te ressemble pourtant, et à chaque fois que j’approche une jolie fille, ton sourire s’installe devant mes yeux, me faisant me détourner de ma proie qui n’en sera plus une finalement. Les mains en poches, je ne sais pas vraiment ou me diriger. Je décide de me laisser guider par mes pas, sans réfléchir à quelconque destination.

Je ne sais même pas, ce qui fait de toi mon obsession. Tes yeux ? Ton sourire ? Et pourquoi seulement depuis ce jour fatidique ? Pourquoi pas avant ? Tant de question et si peu de réponse, pour ne pas dire, aucune réponse. Je ne suis pas amoureux, un Malefoy ne peut être amoureux d’une fille de moldus, mais comment dois-je expliquer ce nœud dans le ventre qui se ressert lorsque je m’efforce de rester sur cette position ? Mes yeux s’arrêtent sur une petite fille de première année.

Elle pourrait être toi, dans cette robe de sorcière, avec le blason des gryffondor, et ses cheveux bruns légèrement emmêlé par une course folle qu’elle vient sans doute de faire. De nouveau, je ne peux me m’empêcher de me trouver stupide. La petite n’a pas bougé, attendant surement que je lui dise quelque chose mais je préfère passer mon chemin, plutôt que de l’effrayer. Décidément, le temps où j’étais en première année me plaisait bien mieux.

Mais c'était il y a longtemps, des années se sont écoulées… Hier est partit, aujourd’hui est là, et demain arrive à grand pas. En parlant de pas, les miens m’ont conduit à la bibliothèque. D’un pas lent, j’entre dans ce havre de paix, surveillé par Madame Pince. Près des tables, je m’arrête. Regardant deux tables plus loin, une jeune fille mordillant sa plume. Sous le coup de la surprise, j’ai légèrement bousculé une chaise, ce qui a provoqué un bruit sourd.

Elle pourrait être toi, cette fille qui lève la tête vers moi, ses yeux noisette se tintant soudainement de colère, face à ma personne…

Elle pourrait être toi, cette fille qui change d’expression en voyant mon visage étrangement calme et inquiet de t'avoir troublée…

Elle pourrait être toi, cette fille qui te ressemble étrangement…

Elle pourrait être toi, cette fille qui lâche sa plume...

Elle pourrait être toi, cette fille qui s’approche de moi…

Elle pourrait être toi…

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“Une difficulté n'en est plus une, à partir du moment où vous en souriez, où vous l'affrontez.”



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